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Management, recrutement, relation client, organisation, gestion des équipes : une partie des compétences acquises en entreprise peut être directement transposée dans une activité de commerce et de services.
Le parcours de Marie Massot en est une illustration. Après une expérience dans les ressources humaines, elle a choisi de revenir à une envie ancienne et d’ouvrir un institut de beauté à Chartres.
Lorsqu’on imagine une reconversion dans la beauté, on pense d’abord aux compétences techniques : soins, esthétique, cosmétique, connaissance des produits ou des protocoles. Pourtant, gérer un institut ne se limite pas à réaliser des prestations. Il faut recruter, organiser les plannings, encadrer une équipe, suivre les résultats, gérer les relations avec les clientes, développer la fidélisation et piloter l’activité commerciale.
C’est précisément sur ces dimensions que l’expérience acquise dans les ressources humaines peut devenir un véritable atout.
Plusieurs profils sont susceptibles de se lancer dans un institut : les professionnelles de l’esthétique, les personnes en reconversion et les entrepreneurs et entrepreneuses qui souhaitent principalement gérer leur établissement et leurs équipes. Pour ces derniers, l’expérience en management, en ressources humaines, en relation client ou en vente constitue un élément à valoriser dans le projet.
Changer de secteur ne signifie pas effacer vingt ans de carrière. Il s’agit plutôt de transférer ses compétences dans un nouvel environnement.
C’est l’un des aspects les moins connus de cette reconversion. Certains concepts de beauté permettent au dirigeant de se concentrer sur la gestion de l’établissement et le management, tandis que les prestations sont réalisées par des professionnelles qualifiées.
Le cadre réglementaire doit toutefois être vérifié avant de se lancer. Pour un institut de beauté, l’activité doit notamment être placée sous le contrôle effectif et permanent d’une personne disposant au minimum du CAP esthétique lorsque les prestations concernées relèvent de cette réglementation. Le dirigeant doit donc déterminer précisément son rôle et celui de son équipe avant l’ouverture.
La franchise peut proposer une formation au concept, aux méthodes commerciales et à la gestion de l’activité. Certains réseaux recherchent ainsi des profils qui ne viennent pas de l’esthétique. Sur Toute la Franchise, l’enseigne Naffsy indique par exemple ne pas exiger d’expérience préalable dans la beauté. De son côté, Body Minute précise que le profil recherché peut être esthéticienne ou non et met notamment en avant l’expérience en management.
Le point de départ n’est donc pas nécessairement un diplôme d’esthétique. Il peut aussi être une capacité à gérer une entreprise et une équipe.
Les témoignages publiés sur Toute la Franchise montrent que la reconversion vers la beauté ne concerne pas uniquement les professionnelles déjà présentes dans le secteur. Marlène De Oliveira avait ainsi quitté le domaine juridique pour ouvrir un institut Carlance à Voiron. Elle expliquait avoir choisi cette voie parce que la beauté l’attirait depuis longtemps et soulignait l’intérêt du concept et de son accompagnement dans sa reconversion.
Lina Dupont, auparavant responsable d’une unité éducative dans une maison d’arrêt pour mineurs, souhaitait changer complètement d’orientation. Elle a intégré la beauté dans ce nouveau projet et passé son CAP esthétique en candidat libre avant l’ouverture d’un institut Carlance avec son conjoint.
Après plusieurs années dans la restauration, Emma Guinard s’est orientée vers la prothésie ongulaire et a rejoint L’Onglerie. Elle dirige aujourd’hui deux instituts du réseau.
Ces trajectoires ont un point commun : la nouvelle activité ne fait pas disparaître l’expérience professionnelle précédente. Elle vient s’y ajouter.
La première leçon est peut-être la plus importante : il ne faut pas confondre changer de métier et repartir de zéro.
Une ancienne RH qui devient dirigeante d’un institut ne devient pas automatiquement esthéticienne. Elle devient avant tout entrepreneuse, avec un nouveau secteur à apprendre. Cela implique de comprendre les codes de la beauté, les attentes des clientes, les prestations proposées, les contraintes réglementaires, les besoins en recrutement et les indicateurs économiques propres à l’activité.
La deuxième leçon concerne la préparation.
Une reconversion ne doit pas être réduite à une envie de changement. Il faut confronter son projet à la réalité : investissement, financement, emplacement, recrutement, organisation, concurrence locale et niveau de rémunération attendu.
Enfin, il faut identifier les compétences que l’on conserve.
Vingt ans en RH peuvent représenter une expérience importante en management, recrutement, communication, gestion des conflits, organisation et accompagnement des collaborateurs. Dans un institut employant plusieurs professionnelles, ces compétences peuvent devenir une partie centrale du métier de dirigeante.
La question n’est donc pas seulement : « Est-ce que je connais la beauté ? » Elle peut aussi être : « Qu’est-ce que mon parcours m’a appris à gérer et comment puis-je utiliser cette expérience dans ce nouveau secteur ? »
Dans la pratique, le changement de métier est moins total qu’il n’y paraît. Le secteur beauté demande certes d’acquérir de nouvelles connaissances. Mais l’entrepreneuriat mobilise aussi des compétences que l’on peut avoir développées pendant des années dans un autre métier.
C’est ce qui rend ces profils atypiques intéressants pour certains réseaux de franchise. La reconversion ne consiste alors pas à oublier vingt ans de carrière. Elle consiste à trouver un nouveau terrain pour les utiliser.
Management, recrutement, relation client, organisation, gestion des équipes : une partie des compétences acquises en entreprise peut être directement transposée dans une activité de commerce et de services.
Le parcours de Marie Massot en est une illustration. Après une expérience dans les ressources humaines, elle a choisi de revenir à une envie ancienne et d’ouvrir un institut de beauté à Chartres.
Lorsqu’on imagine une reconversion dans la beauté, on pense d’abord aux compétences techniques : soins, esthétique, cosmétique, connaissance des produits ou des protocoles. Pourtant, gérer un institut ne se limite pas à réaliser des prestations. Il faut recruter, organiser les plannings, encadrer une équipe, suivre les résultats, gérer les relations avec les clientes, développer la fidélisation et piloter l’activité commerciale.
C’est précisément sur ces dimensions que l’expérience acquise dans les ressources humaines peut devenir un véritable atout.
Plusieurs profils sont susceptibles de se lancer dans un institut : les professionnelles de l’esthétique, les personnes en reconversion et les entrepreneurs et entrepreneuses qui souhaitent principalement gérer leur établissement et leurs équipes. Pour ces derniers, l’expérience en management, en ressources humaines, en relation client ou en vente constitue un élément à valoriser dans le projet.
Changer de secteur ne signifie pas effacer vingt ans de carrière. Il s’agit plutôt de transférer ses compétences dans un nouvel environnement.
C’est l’un des aspects les moins connus de cette reconversion. Certains concepts de beauté permettent au dirigeant de se concentrer sur la gestion de l’établissement et le management, tandis que les prestations sont réalisées par des professionnelles qualifiées.
Le cadre réglementaire doit toutefois être vérifié avant de se lancer. Pour un institut de beauté, l’activité doit notamment être placée sous le contrôle effectif et permanent d’une personne disposant au minimum du CAP esthétique lorsque les prestations concernées relèvent de cette réglementation. Le dirigeant doit donc déterminer précisément son rôle et celui de son équipe avant l’ouverture.
La franchise peut proposer une formation au concept, aux méthodes commerciales et à la gestion de l’activité. Certains réseaux recherchent ainsi des profils qui ne viennent pas de l’esthétique. Sur Toute la Franchise, l’enseigne Naffsy indique par exemple ne pas exiger d’expérience préalable dans la beauté. De son côté, Body Minute précise que le profil recherché peut être esthéticienne ou non et met notamment en avant l’expérience en management.
Le point de départ n’est donc pas nécessairement un diplôme d’esthétique. Il peut aussi être une capacité à gérer une entreprise et une équipe.
Les témoignages publiés sur Toute la Franchise montrent que la reconversion vers la beauté ne concerne pas uniquement les professionnelles déjà présentes dans le secteur. Marlène De Oliveira avait ainsi quitté le domaine juridique pour ouvrir un institut Carlance à Voiron. Elle expliquait avoir choisi cette voie parce que la beauté l’attirait depuis longtemps et soulignait l’intérêt du concept et de son accompagnement dans sa reconversion.
Lina Dupont, auparavant responsable d’une unité éducative dans une maison d’arrêt pour mineurs, souhaitait changer complètement d’orientation. Elle a intégré la beauté dans ce nouveau projet et passé son CAP esthétique en candidat libre avant l’ouverture d’un institut Carlance avec son conjoint.
Après plusieurs années dans la restauration, Emma Guinard s’est orientée vers la prothésie ongulaire et a rejoint L’Onglerie. Elle dirige aujourd’hui deux instituts du réseau.
Ces trajectoires ont un point commun : la nouvelle activité ne fait pas disparaître l’expérience professionnelle précédente. Elle vient s’y ajouter.
La première leçon est peut-être la plus importante : il ne faut pas confondre changer de métier et repartir de zéro.
Une ancienne RH qui devient dirigeante d’un institut ne devient pas automatiquement esthéticienne. Elle devient avant tout entrepreneuse, avec un nouveau secteur à apprendre. Cela implique de comprendre les codes de la beauté, les attentes des clientes, les prestations proposées, les contraintes réglementaires, les besoins en recrutement et les indicateurs économiques propres à l’activité.
La deuxième leçon concerne la préparation.
Une reconversion ne doit pas être réduite à une envie de changement. Il faut confronter son projet à la réalité : investissement, financement, emplacement, recrutement, organisation, concurrence locale et niveau de rémunération attendu.
Enfin, il faut identifier les compétences que l’on conserve.
Vingt ans en RH peuvent représenter une expérience importante en management, recrutement, communication, gestion des conflits, organisation et accompagnement des collaborateurs. Dans un institut employant plusieurs professionnelles, ces compétences peuvent devenir une partie centrale du métier de dirigeante.
La question n’est donc pas seulement : « Est-ce que je connais la beauté ? » Elle peut aussi être : « Qu’est-ce que mon parcours m’a appris à gérer et comment puis-je utiliser cette expérience dans ce nouveau secteur ? »
Dans la pratique, le changement de métier est moins total qu’il n’y paraît. Le secteur beauté demande certes d’acquérir de nouvelles connaissances. Mais l’entrepreneuriat mobilise aussi des compétences que l’on peut avoir développées pendant des années dans un autre métier.
C’est ce qui rend ces profils atypiques intéressants pour certains réseaux de franchise. La reconversion ne consiste alors pas à oublier vingt ans de carrière. Elle consiste à trouver un nouveau terrain pour les utiliser.